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Super User

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Quand 2 éléments en relation crée un 3ieme effet dépassant l'objectif de chacun des éléments... C'est la puissance de l'interaction dans le monde du vivant. Quand apprendre n'implique pas forcement de comprendre pour agir, en laissant une part d'inconnu dans les pratiques culturales fondées sur le vivant.

   Par Ronald Blanrue. 

Constat

On vit dans un monde rationnel, mental ou toute expérience doit être scientifiquement prouvée pour avoir du crédit et être reconnue (monde rationnel, énergie masculine).

Le monde plus artistique et émotionnel vit en monde parallèle (monde de l’intuition, énergie féminine), avec peu de symbiose avec le monde rationnel. Le monde émotionnel est apprécié pour les moments de joie qu’il apporte, mais peu considéré pour les décisions de société.

Dans la découverte du jardin, j’ai des prises de conscience et ‘d’appels’ (des intuitions) pour une action qui s’avère judicieuse et donnent des résultats positifs. Je ressens de la justesse dans le ventre et sens la vie revenir dans le végétal (lien énergétique homme-nature ?).  Le feuillus des arbres changent petit à petit au fil des ans (+ dense, + vert).

Seul ce dernier point serait reconnu (car concret, visible), mais pas la manière d’y arriver (trop abstraite, non prouvée). Pourtant dans le ventre, le résultat a été perçu bien avant le visible sur le feuillus.

Exemple :

En utilisant un extrait fermenté (EF) A, j’induit un résultat associé. (consoude => potasse => renforcement des racines).

En utilisant un extrait fermenté (EF) B, j’induit un autre résultat (ortie => azote => développement).

Bien que leurs apports sont difficiles à prouver scientifiquement, le résultat est visible (c’est l’apprendre).

Mais si je mixe EF A + B,  j’induit un résultat démultiplié par association des molécules (>200 par EF). Mais là je ne sais pas l’expliquer (le 'comprendre'). En associant l'homéopathie 'cuprum metallicum' avec la décoction de prèle, l’œil de paon est < 5%, bien mieux que la prêle seule ou la bouillie bordelaise. Je ne sais pas l’expliquer, donc pas de valeur dans le monde scientifique rationnel.

Esprit critique et dérision:

C’est la différence majeure entre l’usage de produits vivants qui inter-agissent et les produits conventionnels basés sur l’élimination de l’insecte, du végétal ou du champignon.

Le développement des connaissances ne tient pas à grand-chose, démontré scientifiquement (donc mathématique) ou rien. Hors l’approche scientifique a aussi ses limites, fondée sur des hypothèses figées (si elles sont erronées, toutes les analyses associées s’écroulent).

On peut développer la connaissance acquise par ressenti/expérience (intuitif), mais la société se l’interdit. C’est comme si on devait vivre qu’avec 50% de nos capacités. Si on pousse le comparatif à l’absurde, c’est comme si on utilisait que 1 bras et 1 jambe (avancez comme ça !).

Revenons aux EF, on a 1+1= 3 car chaque produit apporte son effet tierce par les nouvelles interactions entre EF et le végétal ciblé (peut être bénéfique ou négatif si mauvais usages). Une base d’expérience devient cruciale pour cadrer les bons usages (comme pour les herboristes d’antan).

C’est surprenant que la réglementation considère le produit phytosanitaire (le traitement) et l'ennemi visé (l'insectes, champignons, herbes) dans ses études, mais pas la plante ciblée (ie sa réaction aux intrants !).

Remettre en cause les hypothèses de départ

Pour continuer son évolution, l’humanité doit accepter d’ouvrir ses connaissances à des méthodes non scientifiques, non mathématiques (d’ailleurs les règles économiques qui nous gouvernent ne le sont pas non plus…); c'est à dire  plus intuitives, plus empiriques, non figées (en mouvement expérience-correction, comme la vie).

La science base trop sa recherche sur la séparation des éléments et la dissociation (pour simplifier la démonstration aux connaissances du moment), alors que l’interaction des éléments est un critère essentiel dans l’efficacité des produits vivants. Trouver une réponse sur un élément de décomposition sans considérer le tout ne règle pas le problème d’ensemble mais qu’une partie (les limites du produit élaboré ainsi, on repousse tout au plus l’apparition de la maladie).

C’est par ce principe qu’on crée des arômes avec 2 ou 3 molécules d’une plante qui peut en contenir plus de 200 (stevia, ortie…). La copie de goût réduit ne sera jamais à hauteur du naturel, de par la méthode utilisée.

En éludant l’interaction dans l’analyse, on occulte les risques liés aux associations de produits. Comme les molécules chimiques sont rémanentes dans le sol (contrairement aux molécules naturelles), ces associations se font aux grés des produits successifs utilisés (provoquant les cocktails explosifs, cause potentielle des pertes de ruches).

Les hypothèses sont primordiales dans toute méthodologie scientifique, mais celle de la rémanence n’est pas retenue dans l’étude des produits non naturels. Cherchez la faille dans la rigueur…

Quant au contre argument de l’instabilité des produits vivants (les 'EF', 'EM" pour la microbiologie…), ca ne tient pas. Le vin ou fromage est vivant, non stable, dont les meilleurs crus se bonifient avec le temps….

QUE CONCLURE

Ce n’est pas en simplifiant les analyses qu’on étendra l’apprentissage de la connaissance de la complexité de la vie, retardant d’autant sa compréhension...

L’usage de produits de vie (EF) crée le théorème '1+1=3', par l’interaction avec la plante visée ou avec un autre produit vivant (EF, EM, mycorhizes).

L’idée n’est pas de faire sans le monde scientifique (qui a cumulé beaucoup de connaissances utiles), mais de pondérer leur place et ouvrir la connaissance à d’autres méthodes/compétences plus intuitives. La somme de toutes les expériences devant booster la connaissance et la compréhension de la vie de manière plus empirique.

Et changer la dualité dans les oppositions de méthode (énergie de lutte) en synergie pour la vie (par diversité des méthodes, système de connaissance co-constructif).

Changer la logique de lobby pour permettre de nouveaux possibles…

 

 

je te dirais qui tu es…Nos comportements de jardinier 'trahissent' notre être profond. La nature est docile devant nos gestes (nous mettant devant notre responsabilité), mais comme tout être vivant elle ne réagit pas forcément comme espéré (le verdict du geste).

   Par Ronald Blanrue. 

Considération pratique

Destin frustrant du végétal quand son intégrité physique dépend de son environnement (les hommes, animaux ou autres végétaux telles les ronces….), et que leur seule alternative est de (sur)réagir pour (sur)vivre plutôt que se développer naturellement en toute quiétude.

Comme pour les hommes, se plaignant quand leur destin dépend d’un pouvoir au dessus d’eux qu’il ne contrôle pas, et diffusant ensuite leur colère ou humeur négative dans la société (alors qu’un créateur à succès porté par son inspiration diffuse de la plénitude et joie bienfaisante).

Alors pourquoi faire au végétal ce qu’on ne voudrait pas qu’on nous fasse ? Balayage d’une cartographie de modèles de jardiniers…

LE CONTROLANT :

Le tondeur régulier, le champ au carré, la taille guidée à son image, la haie rectiligne, les feuilles ramassées et bois de coupe brulé.

Peu d’émergence naturelle, le conventionnel du résultat amène peu émotion (que le sentiment du travail bien fait pour son auteur, et tant que cette ‘convention’ sera la référence).

La nature n’a qu’à bien se tenir (pour s’éviter la coupe qui l’affaiblit)

L'IMPATIENT:

Il a toujours une priorité supérieure à l’action du moment. Objectif timing, le travail s’adapte au temps alloué (et non l’inverse), le quantitatif au détriment du qualitatif. La taille alterne coupe, arrachage, débroussaillage, le soin va de la pommade au pansement (oubliant la cicatrisation ou travail sur la défense immunitaire).

L’instant se vit comme un aléa climatique pour le végétal avec son lot de blessures.

La nature n’a qu’à faire le dos rond (le calme après la tempête).

LE SPECIALISTE

C’est l’apiculteur qui créera ses reines (jouant au magicien de la vie), le technicien qui conceptualise avant d’agir et qui justifie tout acte par une règle (démontrée ou non).

Praticien de la méthode, relai des modes du moment, le végétal est l’instrument de son savoir. On y trouve les arbres à contre courant du naturel (olivier en boule, chêne étêté, fruitier en palissade, bonzai…)

La nature n’a qu’à bien se comporter (pour s’éviter une nouvelle expérience).

LE PEINTRE

Guidé par le beau, l’harmonie, il structure progressivement le végétal sans logique rationnelle ni réelle connaissance. S’il a la main verte (intuitif en posture d’écoute), le tableau devient beau voire respectueux du végétal. Le végétal peut surréagir (souffrance) par manque de connaissance des basiques de taille ou de culture rendant le tableau non durable.

La posture peut tangenter avec le spécialiste, si le travail devient piloté par la pensée plutôt que l’intuition. C’est la différence entre l’œuvre d’artiste et le travail d’expert.

Le naturel ne tient qu’à un fil (le couperet du regard).

L'ACCOMPAGNANT

Basé sur le visuel et la volonté de bien faire, il retire le bois mort du végétal, raccourcis les tiges fatiguées, rajeunis les branches, élague le bois malade, traite les maladies connues. Gestes simplistes d’après lui, bienveillante pour le végétal. Pas d’initiative égotique, du respect pour le végétal lui apprenant l’humilité.

La posture peut tangenter avec l’impatient par la répétition des gestes ou sur-agissant dans la précipitation. Evoluer dans sa relation à la nature ou conscientiser son éthique afin de préserver son intention première (soulager le végétal).

La nature attire la main (pour orienter le geste).

L'ALCHIMISTE

C’est le biodynamiste qui cherche à comprendre les interactions, agir à bon escient à la source du cycle de vie. Il respecte chaque étape du processus de vie et des éléments du vivant. Qualité d’observateur neutre, il met son cœur et sa raison au service du végétal pour favoriser son développement.

La posture peut tangenter avec le contrôlant, en court circuitant des étapes (ex : l’accélération du compost au lieu du broyé influence la chaine du vivant du sol, impactant l’écosystème). Le praticien glisse vers la compétence inconsciente (perte des bases connues).

La nature émerge de son chemin de vie (pour nous émerveiller).

QU'EN CONCLURE

Pour toutes les postures, c’est la sensation de justesse qui valide l’action avec le végétal (ressenti du ventre, pas de la tête). Elle arrive rarement dans les modèles de jardinier trop dans la tête, c’est par le cœur que le geste trouvera la clef de l’harmonie (c'est l’intention vraie).

Tous les jardiniers passent par ces archétypes, c’est l’apprentissage. Voir nos travers et changer notre posture montre la saine intelligence qui s’installe dans la relation homme nature.

C’est le chemin qui est important…

 

 Par Elisabeth Molina

Le bain aux plantes est une pratique ancestrale oubliée aux vertus pourtant reconnues pour notre santé, que l’on évoque les bains de Cléopâtre ou les thermes romains. L’eau a le pouvoir de régénérer et de purifier. Combinée avec les effets des plantes médicinales, l’eau de bain devient un véritable soin de bien être.

BIO, Biodynamie, raisonnée, AOP, HVE , agroécologie ? Alors que notre volume de vente ne permet pas d’amortir les coûts induits, d'autres points nous freinent dans leur canevas…

   Par Ronald Blanrue. 

Cas pratique d'usage

Dans notre éthique de culture au domaine oléicole, notre état d’esprit et philosophie de culture sont le plus proche de la biodynamie:

  • on respecte un cycle optimum pour les plantations (/ lune montante ou descendante),
  • on surveille et récupère des fumiers matures de chèvre/cheval des voisins pour faire des composts fermentés avec BRF (broyage de taille) et EM (microbiologie),
  • on nourrit et structure le sol par des plantations d’engrais verts,
  • on enrichit le vivant du sol avec des infusions fermentées et dynamisées,
  • on soigne avec nos tisanes/décoctions de plantes locales (valériane, lierre) et l’homéopathie
  • on ne travaille pas le sol, apport de surcouches (humus), travail manuel, les plantes sauvages sont des alliés,
  • on entretient et plante des haies variées pour oiseaux et insectes, des nids naturels,
  • on maintient un petit rucher pour la pollinisation, en leur développant un cycle végétal sur l’année (fleurs pour chaque saison).

                                                                                                                   

Cependant on ne peut postuler aux labels BIO/Demeter :

- Les composts préparés sont ‘maison’ et local (pas de préparations Demeter proche), notre calendrier de plantation est adapté en fonction du climat changeant (hiver tardif, printemps froid, automne sec). On ajoute les critères de température du sol et d’humidité pour la décision de planter (plus de chance de succès).

-La préparation de nos produits composts et décoctions maison sert à relancer la vie du sol et créer de la matière organique, non acceptable en BIO car non estampillé par la filière avec un agrément CEE (numéro AMM). Le même produit acheté (cher) en magasin est OK (sans connaitre sa fabrication ni sa valeur énergétique) !

-Dépendance au moulin pour la trituration de l’huile (1jour/semaine dédié au BIO). Soit on travaille 1 jour/semaine,  soit on stocke les olives pendant 4 jours! (perte qualité par oxydation). Non compatible de l’huile grand cru visée en goût et santé (olives à l’état parfait triturées du jour, polyphénols préservés).

Sachant qu’on fait plus écologique que le BIO (non usage de la bouillie bordelaise ou du syneis appat, néfaste à la vie du sol et aux abeilles), qu’on fait de LA Bio (voir live ‘Le Bio’ de F.Denhez), le constat est frustrant…

Ni postuler à l’AOP Nice:

-Nous avons 20m entre chaque olivier Cailletier (le label requière 6m !). Ils sont baignés de soleil à 360°, épuisent moins le sol. L’exploitation en polycultures des espaces inter-rang vides (fleurs, aromatiques) n’est pas autorisée, alors qu’on pourrait planter d’autres oliviers (peu judicieux pour la diversité, ni adapté au besoin de multiplier des sources de revenus différentes / risque météo).

- La date de récolte de l’AOP huile et olive de Nice est le 1/11 (huile douce), alors que la maturité des fruits est de plus en plus précoce et qu’une demande du marché s’ouvre aux produits plus typés donc plus vert/ardent pour l’huile (et avec plus de polyphénols pour le critère santé).

Sachant qu’on est dans le terroir, au mieux du qualitatif (faible densité maintenue par respect du patrimoine de des moines de Lerins), c’est une 2ie frustration…

 

Etat d’esprit du jardinier

Il y a une intelligence de situation à développer pour adapter les pratiques dans une météo complexe et moins stable d’aujourd’hui.  Le changement climatique nécessite de revoir des écrits trop rigides, peu ouverts (et l’exploitant est de plus en plus diplômé).

Des initiatives de culture nouvelles émergent (ex : les EM à base de produits vivants). Leur agrément est un long processus freinant leur émergence alors que la pression de la société est forte pour une transition écologique rapide.

Le calendrier des hommes de texte diverge de celui des hommes de terrain. La créativité doit être libérée, au plus près du terrain…

Les labels pourraient se limiter aux objectifs et processus de gestion de la qualité (comme pour les normes ISO), et de responsabiliser davantage l’exploitant pour la stratégie/tactique opérationnelle.

Le besoin est de restaurer le respect et la confiance entre producteur et consommateur.

Comment l’exploitant peut-il reprendre le gouvernail et se prendre en charge ?

                                              

Chercher sa conviction

Résumons quelques caractéristiques des labels:

BIO

Focus sur le produit. Confiance reconnue.

Objectif environnemental faible (certains produits nocifs aux abeilles ou vie du sol).

Approche qualité processus forte (traçabilité).

BIODYNAMIE

Culture engagée à base de préparations dynamisés (501, 500 …).

Approche holistique (influence cosmique).

Couteux (cotisation BIO + biodynamie).

HVE

Objectif environnemental fort. Peu diffusé.

A combiner avec un autre label orienté produit (AOP, BIO), doublant le coût.

AOP

Focus sur le terroir du produit.

Peu contraignant sur la culture et environnement (mécanisation et pesticides ok).

Image reconnue auprès du public.

RAISONNE

Peu cadré, de l’ordre de l’intention, peu vérifiable (dose réduite, fréquence moindre).

Alternative au BIO pour petite structure.

Dépend de la volonté de l’exploitant (peut faire plus écologique que le bio).

 

AGROECOLOGIE

Focus sur impact environnemental.

Pas encore cadré (but : pesticides / 2).

Beaucoup d’initiatives nouvelles (engrais verts, EM, biocontrôle…).

Bien qu’au domaine oléicole nous utilisons le terme ‘projet agroécologie’ (avec de nouvelles pratiques culturales), nous n’opterions pas encore vers ce label s’il venait à être créé car il laisse trop de place à l’usage des pesticides (objectif visé: réduction de 50%). Pas au niveau de notre effort pour bannir tout intrant/traitement chimique.

Avec d’autres collègues oléiculteurs, on partage un terme plus significatif de nos pratiques : L’oléiculture au naturel.

Le principe est l’observation de la nature (écoute créatrice), agir si carence/souffrance (douceur), préserver le sol et son vivant (durable).

L’objectif est de créer des produits alliant goût (typicité terroir) et santé (taux de polyphénols élevé).

La pratique culturale n’est viable que par l’incarnation de valeurs et convictions du producteur (son intention, sa vibration)

                                                                                                                                                                                                            

Comme nos tailles d’exploitation nous excluent du ‘système agricole’ (pas droit au statut, ni aide, ni eau agricole), nous opérons hors des enjeux économiques de la filière. Donc pas accès au certiphyto (droit aux pesticides), comme ça notre engagement est clair.

Nous prenons le contrôle de notre développement (autofinancé, le prix de la liberté !).

Dans notre groupe d’oléiculteurs, on a des pratiques et expériences différentes selon notre environnement, cette diversité de pratiques est une force dynamique. On partage une éthique et un objectif commun : actions 100% naturelles (produits biodégradables), 0 intrants chimiques, respect du sol (pérennité).

Et on veut garder le plaisir d’être connectés à la nature, pas emmitouflés de la tête au pied.

                                                                                                         

Développer la confiance

C’est une dimension nouvelle à acquérir pour l’exploitant. Auparavant, nos parents travaillaient selon les directives des coopératives et conseillers agricoles (les risques pour l’exploitant), la communication et l’interface consommateur étant pris en charge par les intermédiaires.

Cette époque est révolue. L’exploitant doit être en relation directe avec le consommateur, pour comprendre son besoin, expliquer ce qu’il fait. Ce lien responsabilise.

Les outils : la vente directe et le numérique !

Restituer une relation producteur / consommateur authentique, à la place d’un texte de norme qui déresponsabilise et ne remplace pas la magie d’une rencontre.

  • producteur : expliquer votre éthique, ce qui vous anime, montrer votre cahier de cultures
  • consommateur : demander comment est fait le produit, quel engagement, quelle spécificité

L’exploitant doit accepter l’héritage passé (méfiance liée aux scandales de la culture conventionnelle), même s’il n’est pas acteur de la gabegie.

  • transmuter les ressentiments en écoutant les colères et inquiétudes des clients consommateurs (parfois exagérés)
  • expliquer son éthique de culture, ses convictions et le rassurer sur sa capacité à gérer la transition écologique vers des produits et pratiques sains.

Développer la compassion, avec les consommateurs comme avec la nature (ça nous grandit). La confiance est un long chemin. Agir par conviction, garder la foi, être sincère. Le client captera la justesse car elle est vécue dans le corps (non manipulé).

Parler avec ses tripes de ce qu'on fait avec ses tripes

Nous faisons le choix de créer des produits vivants (vibrants pour le consommateur), via une culture issue du vivant. Je suis persuadé que le client ressentira ce travail de fond car son corps réagira lors de la dégustation. Plaisir ressenti, ouverture des papilles jusqu’à de la joie. 

C’est physique, donc pas de tricherie. La résilience prendra du temps mais se fera. Rester confiant.

Revenir à une relation pure producteur/acheteur, parler avec le ventre plutôt qu’avec la tête. La vie fera le reste.

 

Etre authentique

Dans ce monde en transition, il y a une opportunité d’innover et de créer de nouveau paradigme (ou remettre en œuvre de vieilles pratiques….).

C’est motivant d’être acteur créateur du changement, plutôt que suivre une politique à bout de souffle fixée par le haut (la culture conventionnelle de masse). Malgré les doutes et erreurs….

La vie teste notre engagement, notre solidité, notre conviction (comme l’axe de l’arbre dans la tempête).  Les erreurs ne sont jamais nocives avec des traitements naturels (100% biodégradable), le seul impact est une baisse (momentanée) du volume de production.

Nous sommes orientés sur une culture de petites productions, très qualitative en goût et santé, fondée sur le vivant, durable écologiquement (progression de l’humus et écosystème).

Aucune certitude, de l’observation et action douce avec intention. Le novateur est d’oser le basique dans un modèle économique qui veut vendre du complexe….

                                                                                  

Quel apprentissage

Comme une plante qui peut émerger dans des lieux improbables (désert, falaise…), alors qu‘elle ne sait pas ce qu’elle va devenir, l’exploitant du vivant doit agir avec conviction sans assurance sur la réaction du vivant (production de fruits ou blocage du sol ?, quelle réaction des consommateurs ?).

L’intention de l’exploitant impacte sa relation au végétal, induit le comportement en retour de ce dernier. L’olivier a besoin de cœur. Sans vibration, il va végéter.

Conscientiser sa posture et son état d’esprit de travail

La conviction de l’exploitant est constamment challengée dans ses pratiques de culture. Son énergie de travail se répercutera dans la qualité du produit.

Agir sans intention est comme aimer sans cœur.

A l’ère de la physique quantique, j’espère qu’on pourra démontrer l’apport des actions intentionnelles pour la nature.

En agissant avec conscience et justesse, l’exploitant va se nourrir intérieurement (plaisir ressenti, sensation de justesse).

 

Conclusion

La conviction est l’essence interne qui fait avancer l’exploitant avec confiance. 

Cette force interne hautement vibratoire sera perçue dans sa relation avec ses consommateurs clients, pour installer la confiance.

Il n'y a plus besoin de 'bible' extérieure (label, norme) à appliquer sans discernement (aliénant).

 

Ontologie

Agir avec conviction (pure), y croire soi pour que le consommateur y croit

Donner confiance, c’est d’abord être confiant en soi et ses pratiques

 

Cas pratique: l’attaque de pucerons sur rosiers. Comment apprendre sur soi...

  Par Ronald Blanrue. 

Cas pratique de culture et enseignement

L’invasion de pucerons au jardin peut devenir souffrant pour la plante touchée (photosynthèse réduite, oxydation et champignons par les plaies induites, moins de fleurs et flétries), sachant qu’un taux de population minimum est nécessaire pour nourrir les autres insectes utiles au jardin. 

Le rosier est concerné et l’impact sur notre revenu est direct (on la cultive). Les pucerons sont amenés par les fourmis en bout de tige généralement car tendre. Si on se contente de tuer les pucerons, les fourmis en ramèneront d’autres très vite. Si on tue les fourmis (utiles), c’est tout le nettoyage du terrain et l’ameublissement de la terre qui sera impacté négativement. 

De l’expérience du cas pratique, une prise de conscience émergera pour ‘modéliser’ le jardinier et ‘intégrer’ une nouvelle dimension dans la relation humain / nature.

 

Etat d’esprit du jardinier

Au domaine oléicole, nous faisons le choix d’être un champ d’expériences du vivant et d’alliance (pour créer des produits ‘vivants’ renforçant nos défenses immunitaires). 

Devant une attaque (insectes) ou maladie (champignons), on bannit la pensée de lutte (énergie de séparation humain/nature) et les produits de mort systémique (pesticide). Notre intention de culture sera d’influer par l’introduction de vivant

L’intention du jardinier est primordiale car elle impacte le produit final (la plante et son fruit sont influencés par le contexte environnant ; comme pour l’homme au travail selon son contexte stressant/oppressant ou amical/ouvert).

Dans nos principes de culture, chaque action a 2 temporalités:

Correctif (court terme): réguler la population de pucerons, sans influer sur la chaine naturelle globale

Préventif  (long terme): comprendre pourquoi les fourmis amènent tant de pucerons ici et pas ailleurs, pour renforcer cette plante ou corriger un déséquilibre local.

Posture de bienveillance dans d’intervention (l’énergie de culture)       

                                              

Action curative

L’action doit être simple (effort pour le jardinier), ponctuelle (car effet choc stressant) et avec parcimonie (contrôle des effets indésirables). 

L’ennemi de mon ennemi est mon ami

Selon cet adage, on réintroduit la coccinelle grande consommatrice de pucerons (100/jour, 2000 dans sa vie). Introduire à petite dose car sa reproduction (3000 pontes dans sa vie) pourra causer des dégâts ailleurs, par survie, s’il n’y a pas assez de pucerons. Normalement, si on laisse vivre le jardin, il n'y a pas besoin d'introduire la coccinelle car elle reviendra d'elle même si le lieu est acceuillant(car il y a un risque à intervenir).

On évalue le potentiel de nourriture (nb de plantes infectées malades / quantité estimée de pucerons par plant) et on introduit 1/1000. On ne compte pas les plants atteints mais sains (tolérance d’erreur). 

Espacer les lieux d’introduction et éloigner des fourmis (elles détruisent les œufs).

Introduire des insectes endémiques (coccinelle < 8 points) qui a des prédateurs pour leur régulation. L’introduction de coccinelles asiatiques (-cher), sans prédateur, a généré des invasions non maitrisables aujourd’hui.

Les prédateurs des coccinelles européennes sont : oiseaux, mante religieuses, araignées.

D’autres insectes sont utiles à la régulation des pucerons (favoriser la diversité pour pérenniser l’écosystème) :  syrphes, chrysopes, carabes. Prendre le temps de les voir pour préserver leur espace de vie…

                                                                                                                                                                                                            

 Effet 'Boost' non rémanent

Multiplier les actions curatives de divers types et biodégradable pour éviter l’accoutumance aux traitements

Au domaine oléicole, on agit avec les insectes amis, les plantes amis (purin de fougère fermenté-avec vie microbienne-) et de l’homéopathie (cimicifuga pour les pucerons, camphora pour éloigner les fourmis).

Comme ce sont des solutions naturelles vivantes, elles ont une vie limitée et sont assimilées par la nature à leur mort (molécules éliminées à 100%). C’est la grande différence avec les produits chimiques qui sont rémanents (molécules non détruites) et peuvent créer des effets toxiques en association plus tard avec d’autres molécules chimiques (cocktail explosif).

                                                                                                           

Action préventive

Etre patient et donner du temps au temps pour évaluer la pertinence de l’action (3 mois). L'action préventive fait suite à une action curative, on se fait rien de préventif si tout se passe bien sur le terrain (ça serait comme prendre des médicaments quand la santé va bien)!

Pérenniser l’action curative

Transformer l’action curative en prévention durable, en assurant la permanence des coccinelles. Créer des habitats pour leur reproduction et passer l’hiver (intégrer l’écosystème).

                                                                                                                                         
 

Prendre le temps de flâner pour voir des effets de l’action, ressentir la nature. Ouvrir ses sens avec l’intention d’aider, et à force d’habitude, les intuitions pour affiner l’action viennent (justes si non mentales !).

Il est évident que les insecticides sont bannis des pratiques culturales, tout ce travail serait anéanti.

Comprendre l’origine du déséquilibre

Travailler sur le puceron et les fourmis n’est pas préventif. Comprendre pourquoi ces insectes ont choisi cette plante (d’autres rosiers proches ne sont pas attaqués) est la clef du préventif.  

Le puceron suce les tiges tendres des plants en extrémité, et la fourmi se nourrit de son miellat. 

Donc l’idée est de renforcer la plante pour faire des tiges plus dures jusqu’à l’extrémité.  

Au domaine oléicole, les purins d’ortie (pour stimuler les défenses), l’homéopathie cimifuga et staphysagria (pour renforcer la tige et la capacité antiparasitaires) et l’amendement organique d’hiver (marc de café pour structurer le système de défense de la plante) sont nos méthodes. Le marc de café est aussi un répulsif pour éviter les nouveaux nids de fourmis en sortie d’hiver…

Pour compléter la prévention, il faut s’occuper à alimenter le couple puceron/fourmi qui va chercher à survivre (passer de la lutte à la cohabitation paisible). Trouver d’autres endroits, d’autres plants alternatifs pour subsister.

C’est en voyant du fenouil et valérianes sauvages infestés de pucerons que j’ai compris cette alternative aux rosiers pour les pucerons/fourmis. Depuis, des ilots de ces plantes sont préservés.

Le niveau d’attaque sur les rosiers est devenu acceptable.

 

Quel apprentissage pour l’humain

Une attaque est néfaste s'il y a une carence favorable à la maladie. C’est sur cette cause qu’il faut travailler, tout en acceptant d’offrir d’autres gardes manger pour l’attaquant.

L’ami allié (qu’il soit animal ou végétal) est utile et prévenant tant que sa population est soutenable et qu’il existe un prédateur sur le lieu d’introduction pour réguler cette population.

Ces solutions sont le résultat de lecture, d’observation et d’intuition.  Elles apportent une autre dimension et intérêt au métier, impliquant de développer son ontologie. 

Puis il y a les nouvelles rencontres, passionnantes, avec d’autres acteurs de la transition écologique…

                                                                                  

Conclusion

L’ennemi n’est plus un ennemi, c’est un élément du système avec qui l’équilibre est retrouvé. 

Le ressentir indique que c’est « intégré » en soi comme pratique culturale, reproductible pour d’autres expériences...

Ontologie

Faire pour le végétal, pas pour soi 

Posture d’égalité, voire de fraternité dans sa relation à la nature

 

Par Elisabeth Molina

Je ne sais pas si cela vous arrive ou si cela n’arrive qu’à moi mais dans les phases de transition, avant ou après un changement de vie important –déménagement, départ des enfants, retraite, licenciement, changement de métier, séparation, famille qui se recompose, etc. …nous avons envie que le temps s’accélère et nous avons aussi besoin de remplir le vide créé par le changement à tout prix.

Par Elisabeth Molina

Le Domaine des Tilleuls d’Or implanté en pays Grassois, fief des parfumeurs, vous propose des formules de bien être inédites avec les séances Harmonisation odorante, Voyage sacré, Yoga des odeurs et Olfactocoaching® dans lesquelles il est question des effets bénéfiques des senteurs sur notre état psychique et émotionnel.

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